Après Marseille, Bordeaux adopte une charte pour protéger et accompagner les femmes demandeuses d’asile victimes de violences ou de traite humaine.
Mobilisation des acteurs institutionnels et locaux
Une charte visant à améliorer la prise en charge des femmes demandeuses d’asile et réfugiées victimes de violences ou de la traite des êtres humains a été signée le 29 janvier 2025 à Bordeaux. Les signataires incluent le directeur général de l’OFII, le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, le procureur général près la Cour d’appel de Bordeaux, la ville de Bordeaux, le centre hospitalier universitaire de Bordeaux et cinq associations locales (France terre d’asile, Centre d’accueil et de consultation information sexualités, CEID — Pôle prostitution, Ruelle – Relais urbain d’échanges et de lutte contre l’exploitation, Groupe SOS Solidarités).
Étaient également présentes Madame Roxana Maracineanu, Secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof), ainsi que Madame Isabelle Gorce, Première présidente de la Cour d’appel de Bordeaux.
Les grands axes de la charte
Les grands axes de la charte sont les suivants :
– Partager les informations entre acteurs pour détecter plus efficacement les femmes victimes de la traite des êtres humains ;
– Coordonner les actions de chacun, notamment grâce à l’orientation vers les 300 places du dispositif national d’accueil dédiées aux victimes de violences ;
– Mieux connaître le rôle de chaque partenaire et mutualiser les formations.
Les objectifs établis dans cette charte montrent une volonté claire de détecter, accompagner et protéger les femmes vulnérables durant leur demande d’asile, notamment en proposant des places d’hébergement d’urgence en Nouvelle-Aquitaine pour garantir leur sécurité et lutter contre les trafics de prostitution.
Cette signature, qui inclut les partenaires institutionnels et associatifs, représente une avancée significative vers une approche collaborative.
Le directeur général souligne que sur les 300 places réservées aux femmes victimes de la traite des êtres humains, 35 places sont disponibles en Nouvelle-Aquitaine, où les services de l’OFII orientent ces personnes nécessitant une protection.
En cas d’indisponibilité dans cette région ou de nécessité d’éloignement du territoire local, l’OFII peut diriger vers des places spécialisées situées dans d’autres régions, notamment lorsqu’il y a des risques de violences, d’exploitation ou des menaces de représailles envers les victimes ou leurs enfants.
L’OFII s’engage vers des améliorations durables et significatives dans la prise en charge des femmes vulnérables dans le cadre du droit d’asile.
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