Résumé. À partir de l’été 2017, des jeunes hommes, parfois mineurs, origi­naires du Soudan, notam­ment du Darfour, se main­tiennent à Ouis­treham, commune du Calvados, dans l’attente de passer vers l’Angleterre.
Créé en septembre 2017 à l’initiative de quatre personnes, le Collectif d’aide aux migrants de Ouis­treham (CAMO) assure en plus de la distri­bu­tion de repas chauds, la collecte et le don de vête­ments, des perma­nences de santé et l’hébergement des migrants chez des parti­cu­liers. Comment émerge cette mobi­li­sa­tion en soutien aux migrants bloqués à la fron­tière ? Qui sont les personnes qui se mobi­lisent et quelles sont les formes de leur enga­ge­ment ? Plus large­ment, dans quelle mesure cette mobi­li­sa­tion ques­tionne la distinc­tion entre un enga­ge­ment qui serait d’ordre plutôt « huma­ni­taire » et un autre plus « politique » ?

Sur la base d’une enquête ethno­gra­phique, ce livre retrace le parcours de cette mobi­li­sa­tion en mettant l’accent sur l’importance de la dimen­sion locale mais égale­ment sur les effets du contexte inter­na­tional et de la couver­ture média­tique. En dres­sant le portrait de ces personnes que l’on pour­rait décrire comme des « mili­tantes de l’accueil », il met en lumière les recon­fi­gu­ra­tions à l’œuvre dans les mouve­ments de soli­da­rité avec les immigrés.

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