Le dispositif « Approche régionale pour la protection de l’enfance et de la jeunesse » (ARPEJ) est un programme de soutien lancé en 2021 par SOS Villages d’Enfants, avec l’Agence française de développement, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Togo. L’ARPEJ renforce les droits des enfants par des actions de prévention des risques d’exploitation par le travail, de mariage précoce, d’excision ou de maltraitance. Initié pour trois ans, il a été reconduit et, dans son cadre, la France a décidé de financer l’extension du programme de renforcement des familles de SOS Villages d’Enfants Cameroun.
C’est à Douala, la capitale économique du pays, que les actions sont menées. « Elles bénéficieront à 560 enfants et jeunes, soit une centaine de familles concernées, explique Valéry Giscard Demba, coordonnateur local pour le village de Douala. Le manque de compétences parentales et la précarité des foyers sont nos deux critères de sélection des familles bénéficiaires du programme. Mais nous ciblons les familles qui manifestent déjà une volonté de s’en sortir, qui ont créé un commerce, qui se démènent pour scolariser leurs enfants… »
Dans le cadre de ce programme, SOS Villages d’Enfants Cameroun mène des actions diverses : le soutien à la formation professionnelle des jeunes, le développement de pratiques d’éducation plus respectueuses des droits des enfants, l’aide à la nutrition, l’accompagnement à la création d’activités génératrices de revenus, l’alphabétisation, le financement de la scolarité, la création d’une maison pour de l’accueil temporaire en contexte d’urgence… « Nous portons une attention particulière aux personnes en besoins urgents, notamment les familles qui ont fui les régions en crise, au nord et au sud-ouest. » Les enjeux liés au genre, à la prévention des conduites sexuelles à risque, à la santé, à la lutte contre le mariage précoce des jeunes filles sont aussi abordés.
Trois salariés de l’association camerounaise sont mobilisés sur ce programme. Ils s’appuient sur les responsables politiques locaux, « Mais rien ne pourrait se faire sans le soutien des leaders communautaires, notamment les chefs de quartier et les chefs de communauté, qui connaissent mieux que personne les familles ciblées », ajoute le responsable local. Les membres de l’équipe des programmes internationaux de SOS Villages d’Enfants France se sont déplacés à Douala en novembre dernier, ravis de rencontrer leurs collègues camerounais dans le cadre de ce nouveau projet.