Spectacle : La blessure et la soif
Dans l’austérité mystique de Port-Royal, un amour ancien ressurgit. Madame de Clermont, femme mariée profondément croyante, à la destinée tourmentée, s’adresse à Monsieur de La Tour, l’homme qu’elle a aimé.
Le temps d’une nuit, elle ravive les souvenirs, les regrets, les combats intérieurs. La parole se fait tantôt murmure, tantôt cri, dans une confession bouleversante où le silence pèse autant que les mots.
Une confession nocturne entre foi et passion
La mise en scène épurée de Catherine Schaub, soulignée par la musique originale d’Armand Amar et la lumière sculptée de César Godefroy, renforce l’intensité du propos.
Seule en scène, Fanny Ardant incarne cette femme traversée de contradictions, avec une vérité et une sensibilité rare. Sa voix grave, ses silences habités, son regard intense font de cette performance un moment suspendu, d’une grande force émotionnelle.
La blessure et la soif interroge la capacité d’un être à aimer sans se perdre, à croire sans renoncer à soi. Un spectacle d’une grande beauté, qui mêle l’intime à l’universel, et rappelle la puissance du théâtre dans sa forme la plus dépouillée.