Commune de Saint-Amand-Montrond (Cher)

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L’essentiel : La commune de Saint-Amand-Montrond est confrontée à une situation financière contrainte, alourdie par d’importantes charges de centralité. Des mesures internes afin de restaurer des marges de manœuvre budgétaires s’imposent, en même temps qu’une réflexion sur les compétences transférées à la communauté de communes Cœur de France et les équipements communaux reconnus d’intérêt communautaire.
 

Une commune supportant d’importantes charges de centralité 


Située dans le sud du département du Cher, la commune de Saint-Amand-Montrond compte un peu moins de 9 500 habitants. Marquée par des indicateurs socio-économiques dégradés, elle s’est engagée dans une opération de revitalisation de son centre-ville pour renforcer son attractivité.
Sous réserve de fiabilité des données fournies, la commune a connu une trajectoire des effectifs dynamique entre 2020 (211,24 ETP) et 2024 (230,05 ETP), principalement portée par les agents contractuels. Les modalités de gestion de ces derniers mériteraient plus particulièrement d’être formalisées, en poursuivant le mouvement de consolidation de la politique des ressources humaines déjà engagé.
Disposant de services de proximité qui bénéficient largement aux habitants des communes environnantes, notamment en matière de culture et de petite enfance/jeunesse, le caractère d’intérêt communautaire de certains équipements communaux, voire le périmètre de l’action intercommunale, mériteraient d’être réinterrogés, en lien avec la communauté de communes Cœur de France. Parallèlement, la commune doit mieux structurer son offre culturelle afin d’optimiser les ressources y consacrées.
 

Une situation financière contrainte impliquant la restauration de marges de manœuvre
 

La situation financière de la commune subit un effet de ciseau, avec une dynamique d’évolution des charges (+5,2 % par an en moyenne) plus importante que celle des produits (+3,2 %). La capacité d’autofinancement brute (1,7 M€ en 2024), ainsi érodée, est absorbée en quasi-totalité par le remboursement de l'annuité de la dette (1,6 M€ en 2024). 
Même s’il a baissé au cours de la période contrôlée, le niveau d’endettement reste à un niveau élevé (22,4 M€ en 2024), obérant les capacités d’investissement. En raison de leviers limités en matière d’optimisation des produits de gestion, la collectivité doit impérativement maîtriser ses charges, notamment de personnel (60 % des charges de gestion). De même, le soutien aux associations doit faire l’objet d’un contrôle plus étroit.
Enfin, au regard de l’importance de son patrimoine bâti et des dépenses d’équipement à venir, la chambre recommande à la commune de se doter de plans pluriannuels d’entretien (PPE) et d’investissement (PPI) afin d’améliorer le pilotage de ses opérations.

À l’issue de son contrôle, la chambre a émis trois recommandations. Elle examinera leur mise en œuvre dans un délai d’une année, après présentation au conseil municipal, conformément aux dispositions de l’article L. 243-9 du code des juridictions financières (CJF).
 

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