Cérémonie du 14 juillet : retour en images !

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Discours du Maire Arnaud Salmon, sonnerie aux morts, dépôts de gerbes, minute de silence et salut des autorités aux porte-drapeaux ont ponctué cette cérémonie.

Ensuite, le traditionnel vin d’honneur a été servi en mairie par le service intendance.

Monsieur le Président de la CCCE, Cher Thierry,

Mesdames et Messieurs les Adjointes et Adjoints, Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs les élus du Conseil Municipal de Dinard, Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs des corps constitués,

Mesdames et Messieurs les représentantes et représentants des associations patriotiques,

Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs en vos grades, titres et qualités,

Chers amis,

Un évènement symbolique et violent, le 14 juillet 1789, à savoir la prise de la Bastille, constitue le début d’une période essentielle et fondatrice pour notre Nation et pour l’Europe toute entière : la Révolution française.

Basée sur des notions philosophiques fortes qui visent à abolir les privilèges de la noblesse et du clergé afin que le peuple puisse, enfin, disposer de sa liberté, de l’égalité des droits, la Révolution montrera au monde, que la France est le pays des droits de l’homme et du citoyen. Et dès lors, ces valeurs ont établi le socle de notre grande Nation française.

Cette journée de fête nationale, qui ne sera instaurée en tant que telle que le 21 mai 1880 sur proposition du député Benjamin Raspail qui dépose une proposition de loi à son nom, sera, dès lors, célébrée à travers tout le pays.

La prise de la Bastille et la date du 14 juillet sont, avant tout, des symboles : le symbole de la lutte contre l’absolutisme, le symbole de l’émancipation du peuple qui se bat pour obtenir des droits que jusqu’alors, on lui niait. C’est aussi le symbole d’une Nation composée de diverses sensibilités mais qui reste une et indivisible, et dans laquelle les « hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». C’est le symbole d’un mouvement profondément humaniste et universel.

C’est pourquoi, le contexte actuel que nous vivons, que nos jeunes vivent, qu’ils observent, est, parfois, inquiétant.

Lorsque l’on monte nos citoyens les uns contre les autres, lorsqu’on essaye de faire ressurgir des idées nauséabondes du passé, on ternit, on salit ces symboles et la lutte de toutes ces femmes et hommes qui voulaient juste qu’on leur reconnaisse la qualité d’être humain avec des droits.

Avec des droits mais aussi des devoirs bien sûr. Car la France, notre belle et grande Nation est généreuse, nous devons aussi être généreux avec elle et lui témoigner notre respect plein et entier. Un respect qui, hélas, semble se perdre avec les décennies, avec les siècles, au sein d’une société où le communautarisme est un véritable danger pour la République et la Nation, notre Nation, dans son ensemble.

La France n’est pas un simple pays, un territoire géographique : la France, mes chers amis, est un symbole à elle seule. Celui du courage, celui de l’abnégation face aux difficultés, aux guerres, aux crises.

Les françaises et français sont des gens formidables mais on ne leur répète pas assez. Ils ont du talent, ils ont de la générosité, ils ont de la fierté et ils ne devraient pas avoir peur d’en faire part et de la porter en étendard. Être français, c’est être certes ouvert sur le monde mais c’est être fier de ses valeurs, de son histoire, de la portée qu’ont nos actes en Europe et à travers le monde.

Nous sommes, ces derniers temps, beaucoup moins influent sur la scène internationale. Pour diverses raisons et, notamment, une montée préoccupante d’idées extrêmes au sein d’autres grandes nations. Il nous appartient, par respect pour nos ancêtres de nous ressaisir, de montrer qu’être français représente toujours quelque chose d’unique et de fort. Qu’un autre discours est possible et fonctionne. Qu’être français, c’est avoir foi en notre culture, en nos racines sans exclure. Qu’être français c’est partager, comprendre mais aussi, parfois, sanctionner quand notre Nation est atteinte dans son intégrité et que nos citoyens sont menacés.

C’est là que je veux saluer le dévouement et l’intime conviction de nos militaires, de nos forces de l’ordre, de nos pompiers, de toutes celles et ceux qui sont en première ligne dans la défense de notre belle République, de notre grande Nation, au quotidien. Merci d’être des remparts contre la violence, l’obscurantisme, et la bêtise.

Merci à nos anciens combattants qui ont défendu sur de nombreux théâtres d’opérations extérieures, cette idée que la France est grande, que la France est belle, que la France reste la France. Ils sont toujours là, à nos côtés, nous les représentants de la République dans les communes, toujours fidèles, toujours dévoués pour transmettre.

Je souhaite m’adresser ce jour à nos jeunes. Oui, nos jeunes qui sont l’avenir, qui sont notre avenir. Ne vous laissez pas tenter par le repli sur vous-mêmes. Vous avez beaucoup à apporter à la France, à ses ainés, à ses citoyens, à son économie, à son talent. Vous devez vivre, chaque jour, avec la fierté d’être français même lorsque, pour le travail ou pour une autre raison, vous êtes éloignés d’elle.

La France prend, oui, mais pour redistribuer, avec à l’esprit le progrès et la justice. Tout n’est pas toujours parfait, loin de là. Mais la volonté et le combat de nos pères fondateurs est toujours vivant : une Nation qui compte, qui inspire.

Si vous apportez votre courage, votre talent, et qui sait votre génie à la France, elle vous le rendra, soyez-en certains et n’écoutez pas celles et ceux qui, frustrés, blasés, tenteront de vous prouver le contraire.

N’ayons de cesse, ainsi, de nous faire les ambassadeurs de cette grandeur et célébrons, tous ensemble, notre belle Nation !

Chères dinardaises, chers dinardais, mes chers amis, bonne fête nationale, Vive la République et vive la France !

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Cédric Lirochon