Loiret : Capton capte le regard des animaux et les expose

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Jusqu’au 29 mars, l'ambassadeur loirétain Gilles Capton, peintre animalier, expose soixante-six œuvres à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier à Orléans. Elles sont mises en scène par Gil Bastide, commissaire de l’évènement. Un très bel évènement à ne pas manquer ! Visite.

Ici, un Pégase ailé, imprimé sur une bâche monumentale installée dans le chœur de la collégiale, domine un sofa beige. Là, une écurie, clin d’œil à Rosa Bonheur, « créée pour cette exposition par Didier Gérard, régisseur de la ville et construite par les agents de la ville », des meubles anciens prêtés par David Pavé, antiquaire local et des cadres, pour quelques tableaux, fabriqués par Olivier Parent, encadreur d’Ingré… le tout formant la scénographie imaginée par Gil Bastide, commissaire de l’exposition, qui souhaitait que le visiteur se retrouve dans un univers cosy, un peu « comme à la maison ». 

« Lorsque j’ai su que j’allais exposer ici, j’ai contacté Gil Bastide. Je le connaissais, savais qu’il avait déjà organisé des expositions ici. Travailler avec lui, c’était rassurant. Il m’a aidé à choisir les tableaux, s’est occupé de l’administratif. Grâce à son regard extérieur, il a apporté un nouveau souffle ! J’ai ainsi œuvré confortablement. »

La collégiale : un écrin pour les œuvres de Capton

« Finir 2025 par une exposition à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier est le bouquet final d’une année bien chargée, un feu d’artifice ! Je ne pouvais pas rêver mieux : j’aime les vieilles pierres et suis content de voir que mes tableaux dialoguent avec et s'harmonisent avec ce lieu, véritable écrin

J’ai préparé cette exposition pendant un an et demi. En parallèle, j’ai fêté douze ans de collaboration avec la galerie Courcelles avec un solo show, où je présentais une trentaine de toiles, et je suis l’invité d’honneur au Salon des artistes animaliers à Bry-sur-Marne, jusqu’au 14 décembre, avec également trente œuvres. 

Ici, ce sont soixante-six tableaux qui sont accrochés dont vingt-deux nouveaux. » Et Capton travaille énormément dans son atelier orléanais. Ses œuvres sont achetés par des européens comme des américains. Il participe aussi activement à la vie artistique loirétaine, en étant, notamment, vice-président de L’art O’contemporain, en organisant des expositions réunissant d’autres artistes, loirétains ou pas (à venir : du 6 au 15 mars, Baz’art des animo’s à la Trésorerie, au profit de l’APCLO*). 

*Association pour la protection des chats libres d'Orléans

L’art est le lien qui nous unit tous, peu importe notre culture. Je me sens comme un passeur d’émotions.

Un face à face avec les animaux

Les toiles de Capton sont reconnaissables au fond noir sur lequel sont brossés les portraits d’animaux, ainsi il « supprime le décor pour mieux approcher le sujet ». Le peintre animalier aime représenter des animaux qu’il connaît, qu’il a rencontré, regardé et cette proximité avec les éleveurs, locaux si possible. « Les flamants roses sont ceux du parc floral d’Orléans, les moutons ceux d’une éleveuse loirétaine, le cheval, Jaipur, est celui d’une amie ! » Il se passionne pour eux et pour leur âme. Les peindre, c’est rendre hommage à leur noblesse. Ils représentent la nature, nourricière aujourd’hui sacrifiée, pour laquelle l’artiste a un profond respect. Et les deux tableaux Renaissance et Miséricorde, de la série Nature sacrifiée sont un cri d’alarme et témoignent de l’équilibre précaire que l’on est en train de fracasser.

D’abord, ce sont surtout des animaux lourds, puissants et forts que l’Orléanais peint : percherons ; vaches ; watusis ; taureaux... Il prend aussi le pinceau pour représenter des ovins, tel ce bélier Shetland qui vous observe et ce bouc angora, des animaux de basse-cour, voyez ces poules et ces oies exposées les unes à côté des autres. Puis, pendant le confinement, une corneille de son jardin retient son attention : oiseau noir sur fond noir qui lui vaut la médaille d’or – « le graal ! » -, en 2022, au Salon national des artistes animaliers. « Et là, j’ai adoré peindre les plumes. Le plumage des créatures ailées est un défi technique inspirant. Alors, j’ai agrandi mon bestiaire en représentant les cygnes d’Olivet, les paons, les pintades» Et nous admirons ces animaux exposés qui nous regardent.

Les couleurs sont flamboyantes, les nuances et les ombres donnent vie aux modèles. Tout est beau ! Pour preuve ces visiteurs qui félicitent Capton, les yeux encore pleins des émotions ressenties en visitant l’exposition. Et voyez les enfants, nombreux à visiter avec leurs parents ou leurs grands-parents, s'extasier devant chaque toile ! 

Texte et photos : Édith Combe

En pratique

L'exposition est visible jusqu’au dimanche 29 mars à la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, 13, cloître Saint-Pierre-le-Puellier, Orléans.

Du mardi au dimanche, de 14 à 18 heures, fermeture les lundis et jours fériés. 

Entrée libre.

©Capton

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