Florence Gossec, le fil du succès

Compatibilità
Salva(0)
Condividi

Un parcours atypique que celui de Florence Gossec. Manuelle et autodidacte, elle s’intéresse depuis toujours à tout ce qui touche à l’art. Longtemps, elle a exercé comme aide-soignante à l’hôpital, créant bijoux et sculptures en parallèle.

« J’ai toujours travaillé le fil. J’aime le laiton, cette matière brillante qui se patine avec le temps. Je n’ai pas étudié l’art, c’est ce qui me sauve car je ne me mets pas de limite, je tente, j’expérimente, je fais des erreurs, je réajuste. Depuis deux ans, je suis à l’atelier, rue des Carmes, à temps complet. »

Elle s’inspire d’Alexander Calder, Thierry Mugler, Jean-Paul Gaultier, de ses voyages, des artisans d’art qu’elle voyait pendant les vacances avec ses parents, de son enfance avec les bijoux créoles de ses tantes… « C’est tout un tas d’histoires » et elle tape dans l’œil du musée du Louvre qui la contacte et lui achète une œuvre. Modeste, elle considère que c’est la continuité de son travail car, avant, elle a exposé en Corée, participé à la Fashion week grâce à un créateur qui l’a sollicitée après avoir vu ses bijoux : « C’était un rêve de petite fille !»
Dernièrement, cette native du Loiret a montré son travail au salon d’art Révélation. Depuis, elle a travaillé pour deux hôtels de luxe…

« J’ai longtemps vécu à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin et mes sculptures parlent de mon enfance. La Sologne, les champs, la campagne, les bords du Loiret… sont très inspirants. »

Florence Gossec, une artiste couronnée de succès !

Florence Gossec expose six mois par an à Empreinte Paris, une galerie d’art qui regroupe, sur dossier des ateliers d’art de France et d’excellence. Là, « je vends beaucoup ! Je suis aussi très visible sur mes réseaux sociaux pour lesquels je me suis équipée et réalise désormais mes vidéos et photos moi-même. Mes posts écrivent les lignes de mon CV. Et, ainsi on s’abonne, me repère, me propose d’exposer… »

Depuis 2024, date à laquelle l’artiste est devenue ambassadrice du Loiret, elle n’a pas chômé ! Fin 2024, elle expose au Carreau du temple sur le thème du végétal. En 2025, les commande explosent. « À la suite de mes posts sur Instagram, plusieurs gros bouquets en fil sont exposés à New York » et représentés par son agent, la Maison Gaston. Et de fil en aiguille, un hôtel en Géorgie lui passe commande, puis Loïs Bée, autre ambassadeur loirétain, découvre son travail dans sa boutique de la rue des Carmes et une collaboration naît entre ces deux créateurs : douze sculptures poétiques ornent désormais les nappes blanches du restaurant étoilé, La table d’à côté. En ce début 2026, ses œuvres s’envolent pour Los Angeles : « Après New York, mon travail présenté au Pacific design center est une consécration et une célébration de l'artisanat d'art français ! J’en suis très fière. » 

Dernièrement, ses abonnés s’enflamment pour ses cravates fabriquées en fil de laiton martelé, un bijou original et élégant. Elle en vend de plus en plus à l’international, notamment aux États-Unis.

Une belle reconnaissance pour cette ambassadrice loirétaine, artiste qui sort des sentiers battus et trace son chemin… dans le monde entier.

Édith Combe
 

Écoutez le podcast de Florence Gossec qui parle de son travail et ses inspirations

Recapiti
edith