Le 28 mars 2026, le Bureau International de la FIDH a réélu Vilma Núñez et Khurram Parvez aux postes de Secrétaires Généraux adjoint·es. Fonctions qu’ils occupaient depuis trois ans. Ces deux militant·es du Nicaragua et du Cachemire sont privé·es de leur liberté depuis 2023. M. Parvez est en prison, tandis que Mme Núñez, déchue de sa citoyenneté, est apatride et vulnérable dans son propre pays.
Paris, 21 avril 2026. Réélu·es à l’unanimité, ces deux figures majeures de la lutte pour les droits humains incarnent, par leur situation, des dynamiques plus larges de répression et d’impunité dans leurs pays respectifs.
Figure emblématique des droits humains, Vilma Núñez de Escorcia œuvre depuis plus de 60 ans aux niveaux national et régional. Fondatrice du Centre nicaraguayen des droits humains (CENIDH), membre de la FIDH depuis plus de 30 ans, elle est secrétaire générale adjointe depuis mars 2023 et finaliste du Prix Sakharov du Parlement européen en 2023. Arbitrairement privée de sa nationalité en février 2023, elle a depuis été privée de l’ensemble de ses droits fondamentaux (pension, accès aux soins, documents d’identité), la réduisant à une situation d’apatridie et à une extrême vulnérabilité dans son propre pays. Huit ans après le début de la répression d’avril 2018, le Nicaragua demeure plongé dans l’une des crises des droits humains les plus graves de la région.
De son côté, Khurram Parvez, défenseur cachemiri de premier plan et secrétaire général adjoint de la FIDH depuis 2023, est arbitrairement détenu sans procès depuis plusieurs années. Son emprisonnement s’inscrit dans une restriction massive de l’espace civique au Cachemire depuis 2019.
Pour Alexis Deswaef, président de la FIDH, “les privations de droits de Khurram et de Vilma sont des scandales absolus. Les défenseurs et les défenseuses des droits humains doivent être protégé·es, écouté·es et aidé·es, pas persecuté·es. Bien sûr, nous savons bien qu’en l’état, il est impossible à Vilma et Khurram d’exercer effectivement leurs mandats, mais nous entendons montrer ainsi à l’Inde et au Nicaragua d’une part que nous ne les oublions pas, et d’autre part que ce sont deux personnalités de la FIDH à part entière. Leurs gouvernements doivent en tenir compte.”
La FIDH appelle à la libération immédiate de Khurram Parvez, à la fin de la répression au Nicaragua, ainsi qu’au rétablissement sans délai de la nationalité et de l’ensemble des droits de Vilma Núñez et de toutes les personnes qui en ont été arbitrairement privées.