CRC CENTRE-VAL DE LOIRE
L’essentiel : Contrôlé dans le cadre d’une enquête régionale conduite par la chambre régionale des comptes Centre-Val de Loire relative à la gestion de l’eau potable, le service de l’eau potable de la communauté de communes Chinon Vienne et Loire bénéficie d’une gestion de qualité et s’appuie sur un réseau assurant la sécurité de la distribution. Certains investissements, notamment la création d’une nouvelle unité de production afin de répondre à une pollution localisée aux nitrates, fragilisent toutefois sa situation financière et, couplés à une hausse des charges d’exploitation, impliquent une progression des tarifs.
Le contrôle de la communauté de communes Chinon Vienne et Loire s’inscrit dans le cadre d’une enquête régionale conduite par la chambre régionale des comptes Centre-Val de Loire sur la gestion de l’eau potable.
Un approvisionnement assuré, mais un enjeu localisé de maintien de la qualité de l’eau distribuée
Le service de l’eau de la communauté de communes repose sur un réseau géré en régie directe dont l’extension progressive a permis d’unifier et renforcer la gestion, même si des documents stratégiques prévus par la réglementation (schéma de distribution d’eau potable, diagnostic territorial sur l’accès à l’eau potable) restent encore à finaliser.
Le service s’appuie sur différents points de captage et une interconnexion qui assurent la sécurité de l’alimentation en eau des habitants. Toutefois, des problèmes de qualité de la ressource, liés à la concentration en nitrates d’origine agricole, affectent plus particulièrement le secteur de Chinon et imposent la création d’une nouvelle unité de production et de stockage. Compte tenu du caractère prioritaire de cet investissement d’ampleur financé par l’emprunt, les travaux de renouvellement des canalisations ont été reportés, au détriment de l’amélioration du rendement du réseau.
Une fragilité financière imposant une progression des tarifs
Le poids des investissements couplé à la hausse des charges d’exploitation impose une action sur les tarifs, que la communauté de communes a déjà engagée : ces derniers progressent et un tarif saisonnier est appliqué depuis 2024. Cette trajectoire reste cependant insuffisante, car elle ne permet pas d’assurer un retour à l’équilibre à court terme.
Face aux besoins de financement que connait également le budget de l’assainissement et aux effets encore incertains des nouvelles redevances de l’agence de l’eau Loire Bretagne, une progression plus rapide des tarifs est à étudier.
À l’issue de son contrôle, la chambre a émis trois recommandations. Elle examinera leur mise en œuvre dans un délai d’une année, après présentation au conseil communautaire, conformément aux dispositions de l’article L. 243-9 du code des juridictions financières (CJF).