Dès 18 h, dans le parc du Château Hébert, les paniers se sont ouverts, les nappes ont recouvert l’herbe et les spectateurs se sont progressivement installés face à la scène. Certains assis en famille ou entre amis, d’autres déjà debout au plus près des musiciens : tout annonçait déjà une soirée placée sous le signe de la convivialité.
Dans la douceur de ce soir d’été, les générations se sont mêlées avec simplicité. Enfants courant sur les pelouses, mélomanes curieux et admirateurs de la première heure ont partagé ce décor exceptionnel, mis à disposition par la Fondation Solacroup-Hébert, partenaire du concert et de Dinard Opening.
Avant que les premiers accords ne retentissent, le maire Arnaud Salmon, Vincent Remy, adjoint à la Culture et au Patrimoine, Brigitte Déchin, directrice artistique du festival, ainsi que Catherine Leguay, directrice de la Fondation, ont officiellement ouvert cette 6e édition. Leurs prises de parole ont rappelé la vocation de Dinard Opening : célébrer les liens culturels entre la Bretagne et le monde britannique, tout en faisant vivre des lieux emblématiques de la ville à travers des propositions musicales de qualité, éclectiques et accessibles. À cette occasion, Arnaud Salmon a rendu hommage à la Fondation Solacroup-Hébert et Ker Antonia, maison d’accueil et de reconstruction qui accompagne les femmes victimes de violences et leurs enfants.
Puis Tankus est entré en scène et le calme du parc a rapidement laissé place à une agitation savamment orchestrée. Le groupe londonien n’était pas tout à fait en terre inconnue. En 2021, il avait marqué les esprits à Port-Breton, devant 400 spectateurs. Jaz Delorean était ensuite revenu en solo à la villa Les Roches Brunes. Pour sa 3e apparition à Dinard, il retrouvait cette fois l’énergie collective de Tankus et un public manifestement prêt à se laisser entraîner.
Dès les premiers morceaux, le groupe a déployé ce qui fait sa réputation à travers l’Europe : un rock généreux et cuivré, traversé par le ragtime, le funk, le cabaret et quelques réminiscences de la scène britannique des années 1960. Au centre de ce tourbillon, Jaz Delorean a dirigé la manœuvre, entouré des guitares de Jack Price et Dan Hipkin, de la batterie de Jamie Shaw et des cuivres de Joao Mello et Laura Impallomeni. Chanteur, pianiste, tromboniste et acrobate à ses heures, le frontman a bondi et harangué la foule.
Le groupe a notamment présenté les morceaux de Valley of Distraction, son 4e album, paru le 31 octobre dernier sur le label britannique indépendant 5dB Records. Sur scène, ces nouvelles compositions ont pris toute leur ampleur. Progressivement, les nappes ont été abandonnées, les premiers rangs se sont densifiés et le parc s’est transformé en piste de danse improvisée.
À mesure que la lumière déclinait sur le Château Hébert, l’élégance tranquille du décor contrastait délicieusement avec la fougue des artistes. Les cuivres résonnaient entre les arbres, les refrains traversaient les pelouses et la soirée inaugurale prenait les allures d’une belle fête collective.
Après cette entrée en matière euphorique, Dinard Opening change de registre ce mardi 11 août, dans l’atmosphère feutrée de l’église anglicane Saint-Bartholomew. Le traditionnel concert tea-time réunira à 17 h un jeune trio de flûte, alto et harpe issu du Conservatoire de Paris, avant un second rendez-vous musical à 20 h 30. Le festival rejoindra ensuite le parvis de Port-Breton pour trois grandes soirées de concerts, les 12, 13 et 14 août. Dinard Opening ne fait que commencer !
Il reste des places pour le concert de Laurie Wright (première partie Brooke Sharkey), mercredi 12 août sur le parvis de Port-Breton.
Réservez en ligne ici, à Dinard Emeraude Tourisme ou sur place, dans la limite des places disponibles.