Avant même que la nuit ne tombe sur Port-Breton, le spectacle avait déjà commencé. Alors que galettes, salades et sandwichs circulaient autour des stands de restauration, les regards se sont tournés vers le ciel, lunettes d’éclipse sur le nez, pour observer cet étrange crépuscule en plein été. Puis, sur scène, Brooke Sharkey déployait sa folk aérienne.
Installée aujourd’hui à Oslo, l’autrice-compositrice franco-britannique cultive une musique faite de délicatesse, de silences et de paysages. Accompagnée d’Eliott Weingand à la guitare, elle a ouvert une parenthèse sensible à l’image de son dernier album, Under Stones, inspiré par les paysages et les éléments de Norvège.
À la poésie acoustique de Brooke Sharkey a succédé Laurie Wright, incarnation décomplexée du rock’n’roll anglais. Originaire des South West Midlands, le jeune auteur-compositeur puise dans les mélodies des sixties et dans l’énergie brute du rock britannique contemporain. Guitare en avant, entouré de son groupe, il est venu défendre We’re Only Warming Up!, son deuxième album paru à l’automne 2025, déjà adoubé par The Libertines, Sleaford Mods et Oasis.
En quelques heures, Dinard Opening aura ainsi fait voyager Port-Breton d’une folk contemplative à un rock électrique, de l’éclipse au plein feu des projecteurs. Deux artistes, deux atmosphères pour découvrir la nouvelle scène britannique.