C’est la CNPL qui, en 2009 a préparé, proposé, négocié et fait voter la création du principe de cumul qui était alors qualifié de « retraité libéral actif »
Il y avait alors une nécessité impérieuse : Le professionnel libéral pouvait difficilement céder son cabinet. En effet il convenait d’assurer la transition entre le professionnel libéral qui quittait la profession, et son successeur, généralement plus jeune qui devait acquérir la confiance des clients.
Souvent cette double obligation était très difficile à remplir.
Les jeunes qui s’installent trouvent peu de débouchés Et les professions ne trouvaient plus le nécessaire renouvellement permettant le dynamisme et l’excellence.
La CNPL, après des études, des concertations, et des analyses techniques, dans le cadre de la Commission Nationale de concertation des professions libérales, qui a malheureusement été supprimée depuis lors , proposa au ministre d’adopter ce dispositif ce qui fut fait Lors du vote de la loi de financement de la sécurité sociale.
Une rupture du pacte de confiance avec les professions libérales.
C’est une mesure de gestion des carrières qui présente de nombreux avantages, pour l’équilibre de nos caisses, et pour le renouvellement des générations professionnelles.
Doit-on rappeler que de nombreux professionnels de santé, retraité libéral actif, maintiennent dans les territoires, la permanence des soins !
Que la durée de l’exercice professionnel se trouve ainsi prolongée, conséquence favorable tant pour l’équilibre de nos caisses, que pour l’équilibre de notre système global de protection sociale.
Il est d’ailleurs, contradictoire d’entendre à longueur de journée, le gouvernement demande aux Français de travailler plus longtemps, et de les spolier lorsqu’ils accèdent à ce désir
Nous accompagnons les réformes mais nous sommes trompés en permanence !
Un professionnel libéral construit sa retraite pendant plus de quarante ans. Il verse des cotisations obligatoires, souvent importantes, dans plusieurs régimes. Il prend des risques entrepreneuriaux, ne bénéficie pas des mêmes mécanismes que d’autres régimes, et constitue fréquemment lui-même une part importante de sa protection sociale.
On ne peut pas demander aux professions libérales de cotiser toujours davantage, de travailler plus longtemps, puis de réduire successivement la valeur réelle des droits qu’elles ont acquis.
La difficulté n’est pas uniquement celle du montant de la pension.
C’est une question de confiance dans le contrat social.
Changer brutalement les règles à quelques années de la retraite pose donc un problème de prévisibilité et de confiance en l’avenir pour les jeunes générations qui commencent à ne plus croire à notre système pourtant historiquement très solidaire.