Les RUBieS - transformer l'essai de la résilience - Franconville

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Au sein du Parisis Rugby Club, l’association des RUBieS, pour Rugby-Union-Bien-être-Santé, a pour mission d’encourager à la pratique du sport adapté. Initialement destinée aux femmes atteintes de cancers gynécologiques, la section s’est depuis ouverte à tous ceux souffrant d’affections de longue durée.

Dans la France entière, elles sont une vingtaine d’équipes regroupées sous la bannière des RUBieS (pour Rugby- Union-Bien-être-Santé), et affiliées à la Fédération française de Rugby. Celle du Parisis Rugby Club (PRC) a été la deuxième à voir le jour, en 2018, après Toulouse. Les joueuses et les joueurs qui la composent se sont surnommés « Les Crunchie’s du PRC » et ont choisi le phénix comme emblème. Tout un symbole pour ces femmes et ces hommes qui se battent contre la maladie, et ont trouvé dans le rugby une échappatoire. « Le but est de proposer de l’activité physique dans un cadre sécurisé et adapté. Contrairement au rugby traditionnel, il n’y a aucun contact, ni aucune notion de compétition », précisent Dimitri Haquin et Eric Dedenis, respectivement président et dirigeant de l’association qui s’occupent également des entraînements pour les pratiquants de 36 à 81 ans, en ce moment mais accessible dès l’âge de 18 ans.

De réels bienfaits

Créée à la base pour des femmes atteintes de cancers gynécologiques, la section s’est depuis ouverte à toutes les personnes souffrant d’affections de longue durée (cancers divers, hypertension, diabète…), et tous ceux qui sont dans la volonté de reprendre une activité physique dans le cadre de la pratique du sport-santé, sur prescription médicale.
« Les études prouvent que cela permet de mieux tolérer les traitements, et de favoriser la rémission en cas de cancer », expliquent les deux éducateurs sportifs. L’activité physique peut être débutée dès la phase de traitement et/ou dans la période post-thérapeutique. « Quelquefois, c’est un peu difficile de venir pour certains, notamment en cas de chimiothérapie. Mais une
fois qu’ils sont là, ils sont très contents de se voir. On retrouve toutes les valeurs du rugby dans ces séances : la solidarité, l’entraide… Nous les voyons comme des joueurs, pas comme des malades », ajoutent-ils. Certaines personnes continuent de jouer, même en rémission, tandis que d’autres s’entraînent dorénavant avec la section loisirs.

Deux entraînements par semaine

Les entraînements ont lieu deux fois par semaine, de 19h à 20h30, au stade Jean Rolland. Ils commencent toujours par 10 minutes d’échauffement en marchant. « Ce moment est important pour le lien social, car c’est là qu’ils se retrouvent et discutent », expliquent Dimitri Haquin et Eric Dedenis. 30 minutes de renforcement musculaire et 1h de rugby complètent les séances.

Un regroupement annuel

La vingtaine de clubs français réunis sous l’appellation RUBieS se regroupe une fois par an. Cette année, pour la première fois, la rencontre a été organisée par les RUBieS du Parisis au centre sportif Athlética d’Eaubonne.
« Nous ne sommes pas peu fiers, car nous sommes l’une des plus petites structures. Les sections de Toulouse, Marseille, Dijon, Montauban ou encore La Rochelle ont notamment répondu présentes. De plus, tout au long de l’année, de vraies passerelles se créent entre les autres sections du Parisis Rugby Club : « Les joueurs vont voir les enfants, les féminines, les seniors jouer, lesquels peuvent de temps en temps participer aux entrainements des RUBieS », concluent les deux dirigeants.

Renseignements auprès d’Eric Dedenis au 07 60 92 25 07. Essai possible avant engagement.
Prescription médicale obligatoire pour la pratique du sport-santé.

Recapiti
Emilie Laussinotte