Pour mieux comprendre les jeunes, leur quotidien et anticiper leurs attentes et leurs besoins, le Département lance une grande enquête auprès des collégiens.
« Il est important d’aller chercher des réponses directement auprès de nos jeunes pour savoir comment ils jugent leur vie de tous les jours, comment ils appréhendent l’avenir…, explique Marc Gaudet, président du Département du Loiret, lors d’un point presse organisé au collège Geneviève de Gaulle - Anthonioz des Bordes. Cela nous permettra d’orienter nos politiques Jeunesse. Il est donc nécessaire que cette enquête soit de la plus grande ampleur possible pour que ses résultats reflètent bien l’état d’esprit de nos collégiens et que l’on soit sûr de bien les comprendre. »
Très attentif à l’équité territoriale, le Département veut assurer à tous les élèves les mêmes conditions de réussite, la même possibilité de poursuivre leurs études. « Les résultats vont nous permettre de mesurer s’il existe des différences selon les territoires, commente Florence Galzin, vice-présidente du Département en charge de l’Enfance, l’Éducation et la Jeunesse. Les attentes des élèves des collèges de la métropole sont-elles différentes de celles des collèges en zone plus rurale ? »
Jean-Philippe Agresti, recteur de la région académique Centre-Val de Loire et de l'académie d'Orléans-Tours, affirme que « cette enquête va prendre une température à un instant T de la jeunesse loirétaine. Il sera intéressant de la reconduire. Elle va nous permettre de co-construire nos politiques éducatives, de nous coordonner au mieux. Ce qui doit être au cœur du dispositif, c’est l’intérêt de l’élève. »
Et le principal Simon Basso d’annoncer aux élèves : « Ce n’est pas un questionnaire piège. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. L’idée est de comprendre comment vous vivez, ce dont vous avez besoin. »
Clément* est plutôt heureux de l'opportunité qui lui est donnée de s'exprimer parce que « nous ne sommes pas souvent écoutés ». Il explique qu’il est difficile pour des mineurs de se déplacer en zone rurale : « un bus passe le matin, un autre le soir, mais il n’y en a pas entre les deux. Quand on termine plus tôt, il faut se débrouiller ou attendre au collège. » Louise* le rejoint sur ce point. Emma* espère que les enseignements en anglais se développeront. Ils lui auraient été bien utiles, elle qui aimerait s'orienter vers le commerce international ! Ethan a déjà un parcours d'orientation tout tracé : l’an prochain, il étudiera dans un lycée agricole et sera, d’ici quelques années, à la tête de sa propre exploitation ! Khalid*, lui, ne souffre pas de vertige et veut être élagueur ! Il a fait son stage de 3e dans ce domaine mais ne s’en est pas contenté ! Il a multiplié les stages non obligatoires pour être sûr que « c’était une activité qui lui plaisait vraiment ».
* Les prénoms des enfants ont été modifiés.