L’AJT a eu l’immense privilège d’organiser son Assemblée Générale vendredi 21 novembre dans la salle Jupiter 2 du Centre Spatial Guyanais (CSG), à Kourou, là où s’opère la coordination des opérations de lancements de fusées. Mais pas question pour autant d’avoir la tête dans la Lune !
Jupiter 2, une salle à des années-lumière
Située à 20 km du pas de tir d’Ariane 6, la salle Jupiter 2 met des étoiles plein les yeux. Un mur d’images, des dizaines de pupitres bardés d’écrans de contrôle derrière lesquels s’assoient les ingénieurs et les représentants du CNES, d’Arianespace et de l’Agence Spatiale Européenne lors des tirs. Et, à l’arrière, séparé des techniciens par de grandes vitres, un amphithéâtre de 230 places pour le public. A des années-lumière d’une salle de conférence habituelle.
Le CSG : histoire, enjeux et cap sur 2030
Nous y atterrissons après la visite de la base pour écouter les discours. Directeur du CSG, Philippe Lier nous rappelle l’histoire du site – voulu en 1964 par le général de Gaulle – et ses enjeux du moment. « Nous nous tournons vers un modèle aéroportuaire spatial pour accueillir des opérateurs français et étrangers plus nombreux, moyennant des redevances. L’objectif est d’atteindre une trentaine de lancements par an d’ici 2030 ». Dans un marché spatial dominé par les satellites Starlink d’Elon Musk et SpaceX, le financement des pays européens (au deux tiers) et de la France (pour un tiers) du CSG reste vital.
Guyaspace Experience : la base côté visiteurs
Côté tourisme, la base a les pieds sur Terre : elle organise des bus-tours deux fois par jour, recevant 20 000 visiteurs par an. Elle a récemment repensé l’espace muséal, renommé Guyaspace Experience, autour d’un parcours immersif et interactif – que nous visiterons à l’issue de l’AG.
Air Caraïbes et Guyane : l’offre se met en orbite
Après une envolée complète sur l’offre de services d’Air Caraïbes par Franck Benoit, responsable des ventes France/Europe de la compagnie et une long lancement de Jean-Luc Le West, président du Comité du Tourisme de la Guyane, sur les atouts de la destination – objectif 250 000 touristes en 2030 -, nous décollons et nous installons dans une autre partie de « l’amphi » pour l’AG.
Comme chaque année, le rapport moral du président Gil Giuglio, financier de Patricia Colmant ainsi que les rapports des différentes commissions sont une mise en orbite des actions majeures de l’AJT en 2025. Sur les écrans de contrôle de la salle Jupiter 2, les slides de l’association ont remplacé les données spatiales : les voyants sont au vert, excepté un problème technique sur le financement de l’annuaire. Les « ingénieurs » du CA sont sur l’affaire…
En résumé, la trajectoire est bonne, la base de lancement solide et les échanges nous mènent ainsi, rapports approuvés et après une pause déjeuner, jusqu’à l’élection de trois nouvelles administratrices, prêtes au décollage : Magali Rebeaud, Bérengère Lauprète et Olivia Le Sidaner. Bienvenue dans l’habitacle !
Philippe Bourget
Diaporama
Découverte du Centre Spatial Guyanais – Assemblée générale – Visite de l’exposition Guyaspace Experience. © Caroline Paux