Avis de la Cour internationale de justice sur le climat : les États doivent soutenir la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies visant à le mettre en œuvre

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À la veille d’un vote crucial à l’Assemblée générale des Nations unies le 20 mai 2026, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et près de 200 organisations dans le monde entier, exhortent les États membres des Nations unies à soutenir une résolution visant à approuver l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur le changement climatique et à appeler les pays à franchir la prochaine étape nécessaire pour lutter contre la crise climatique.

19 mai 2026. La crise climatique n’est pas seulement une urgence environnementale ; c’est une crise des droits humains, une crise sanitaire, une question de justice, de survie et de droit international. Alors que le multilatéralisme est soumis à de fortes tensions, la prochaine résolution de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) saluant l’avis consultatif de la Cour internationale de justice (CIJ) sur les obligations juridiques des États en matière de changement climatique représente une occasion décisive pour le leadership mondial et la responsabilité collective.

En tant qu’organisations de la société civile engagées en faveur de la justice climatique, de la coopération internationale et de l’état de droit, nous exhortons tous les États membres à se porter co-auteurs de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies visant à saluer, mettre en œuvre et voter l’arrêt de la CIJ sur le climat.

L’avis de la CIJ sur le climat constitue une clarification de référence en matière de droit international relatif au changement climatique. Rendu à l’unanimité, à la suite d’une demande de consensus et d’une participation sans précédent des États et de la société civile de toutes les régions, cet avis confirme que les États ont des obligations juridiques contraignantes en matière de prévention des dommages climatiques, protection des droits humains, élimination progressive des combustibles fossiles et décision de mesures de réparation et d’indemnités pour les pertes et dommages liés au climat.

La résolution dont l’Assemblée générale est actuellement saisie reflète fidèlement et de manière responsable ces obligations et propose des pistes claires pour sa mise en œuvre. Cette résolution n’a pas été élaborée par une seule délégation ; elle est le fruit de consultations approfondies et a été construite avec la participation de plus d’une centaine d’États membres. Le projet final est global et reflète les contributions de ces États. Il affirme l’importance d’une transition juste vers l’abandon des combustibles fossiles, reconnaît les droits et les protections juridiques des États menacés par l’élévation du niveau de la mer, souligne le caractère central de l’équité et de la justice intergénérationnelle, et appelle à un suivi structuré pour soutenir la mise en œuvre, y compris la présentation de rapports par le Secrétaire général des Nations unies.

L’adoption par consensus de cette résolution cruciale enverrait un message fort à l’échelle mondiale, indiquant que les États restent attachés à l’action pour le climat, au droit international et à la coopération multilatérale, à un moment où l’humanité a un besoin urgent de ces trois engagements.

À l’approche de la date d’adoption prévue le 20 mai 2026, nous appelons tous les États membres à :
 confirmer et communiquer publiquement leur coparrainage avant le jour de l’adoption ;
 soutenir l’adoption de la résolution par consensus, notamment par le biais d’un engagement diplomatique ;
 voter en faveur de la résolution telle qu’elle est présentée, si un vote devait être organisé ;
 s’engager de manière constructive dans les processus de suivi visant à mettre en œuvre l’avis consultatif de la CIJ, conformément à leurs obligations juridiques.

En tant que société civile, nous sommes prêt⸱es à continuer de travailler avec les États membres et les agences des Nations unies pour faire progresser la mise en œuvre de l’avis consultatif et renforcer notre capacité collective à améliorer les réponses à la crise climatique croissante. Nous saluons chaleureusement cette résolution et réaffirmons notre engagement à soutenir sa mise en œuvre et son application dans le respect des droits humains, l’équité et la justice conformément aux conclusions de la CIJ.

Les ravages de plus en plus graves de la crise climatique dans tous nos pays ont déjà entraîné des souffrances humaines inacceptables, notamment des pertes et des dommages considérables, de graves risques sanitaires, le déplacement de civil⸱es, des menaces pesant sur la souveraineté et la survie de pays entiers, et bien d’autres conséquences encore, aux répercussions dévastatrices en particulier les communautés qui ont le moins contribué au changement climatique. Pour les communautés en première ligne, les petits États insulaires en développement, les jeunes et les générations futures, cette résolution n’est pas un simple exercice politique abstrait : il en va de leur dignité, de leur existence et de leur survie.

Nous ne sommes pas condamné⸱es à lutter seul⸱es contre la crise climatique. Grâce à une collaboration et une coopération internationales continues, nous pouvons instaurer une véritable justice climatique.

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