Le batteur au rythme dans la peau - Franconville

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Teddy Dunou – Batteur au rythme dans la peau

Le 2 novembre dernier, le premier album du groupe Goupils, “Vestiges” est sorti. Le batteur, Teddy Dunou, 22 ans, s’est formé à Franconville. De ses premiers pas au Conservatoire à son premier album, retour sur un parcours riche et singulier.

BAGAGE MUSICAL COMPLET

C’est à l’âge de trois ans que le Franconvillois fait ses premiers pas en musique. « Tout mon bagage musical, je l’ai créé au Conservatoire. De la danse à la batterie, en passant par l’éveil au théâtre, le piano, les percussions et la lutherie urbaine – de la percussion traditionnelle jouée à l’aide d’objets de récupération – j’y ai tout appris », précise-t-il. La musique devient son évidence professionnelle.

DE RENCONTRES À L’UNIVERSITÉ À LA SORTIE D’UN ALBUM

Le jeune homme intègre la licence Musique et Métiers du son, à l’Université Gustave Eiffel. Un choix déterminant. « Pendant mes études, je rencontre
les membres de notre groupe », narre le jeune homme. La bande de cinq travaille au départ sur des projets étudiants. Le quintette décide ensuite de transformer l’essai.
En juillet 2023, ils sortent leur premier EP, un format entre le single et l’album, qui signe le début officiel de leur aventure de groupe, Goupils. « Goupils signifie “renards” en vieux français. Alors qu’on enregistrait des bruits de chantier pour de la lutherie urbaine, nous avons appelé les pompiers pour secourir un bébé renard. Nous avons vécu ensemble ce moment marquant, d’où ce choix de nom », révèle le batteur.
En septembre 2023, pendant un mois, en Creuse, le groupe travaille à huis clos sur leur album, dans la maison de campagne de la grand-mère d’un des
membres. « C’est un beau souvenir, car même si c’était intense, nous avons pris plaisir à travailler ensemble, à partager, comme une famille. Ça a forgé nos liens », raconte le musicien.
Le processus aboutit. « Vestiges est un mélange de funk, de pop, de disco sur fond d’univers post-apocalyptique. Nos morceaux donnent envie de
danser, ça groove », résume le Franconvillois. « Nous nous sommes inspirés de la pop-culture avec des références comme Madmax, qui fantasme un monde dévasté et Fall Out. C’est accessible, sans être explicite » détaille le batteur. Douze morceaux, qui « sont autant de fenêtres sur les mondes qu’on imagine ».

REGARDER VERS … L’OLYMPIA

Dans dix ans, je nous imagine […] remplir l’Olympia », confie le musicien. Il est lucide. Ce n’est pas tant le métier qui est difficile selon lui, mais ce qui est autour. « Il y a l’aspect technique, chirurgical de la musique et aussi le côté humain, jouer dans les imperfections et les envies du moment, le spectacle du vivant. Mais la paperasse, le travail rébarbatif pour rendre viables nos créations, c’est le plus difficile », analyse-t-il sans détour.
Et parce que créer est sa raison d’être, Teddy Dunou tient à encourager les créatifs. « Il ne faut pas avoir peur de tenter. Le produit fini paraît intimidant mais on ne voit pas les essais. L’art, c’est balancer les idées et se mettre en mouvement », lance-t-il. À bon entendeur !

Découvrez l’album de Goupils

Recapiti
Océane Presutti