Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument ! - CulturAdvisor

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Rick Davies n’est plus. Le cofondateur, chanteur et claviériste de Supertramp s’est éteint le 6 septembre 2025, à 81 ans, des suites d’un myélome multiple. Avec lui disparaît une voix unique et singulière, celle qui portait Bloody Well Right ou Goodbye Stranger, et surtout l’architecte discret d’un son immédiatement reconnaissable : entre clavier bluesy, arrangements ciselés et une pointe de cynisme britannique. De Crime of the Century (1974) à Breakfast in America (1979), le groupe a offert des albums qui restent gravés dans la mémoire collective. Hymnes rock sophistiqués, ballades aux mélodies irrésistibles, ironie mordante : l’équation Supertramp n’a jamais cessé de séduire, des années 70 aux générations actuelles. Voici donc notre sélection, certes subjective et non exhaustive, des meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument, en vinyle de préférence !

Playlist des meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !

Supertramp (1970)

Le premier album éponyme de Supertramp, publié en juillet 1970 – parfois intitulé Now and Then –, dévoile un terrain sonore encore en gestation, mais déjà empreint de promesses. Ce disque, produit par le groupe dans les nuits feutrées du Morgan Studios, ne connut pas de succès commercial à sa sortie, mais ses mélodies aériennes et son esprit progressif captèrent l’attention de critiques avisés.

Les textes, signés par Richard Palmer, étaient jugés trop scolaires, tandis que la musique – fruit de la collaboration entre Rick Davies et Roger Hodgson – oscillait entre une naïveté touchante et une belle énergie mélodique. Des morceaux comme Surely, Words Unspoken ou l’épique Try Again (près de 13 minutes) traduisent tout à la fois une ambition sincère et un manque de rigueur structurelle – des imperfections parfois charmantes, d’autres fois gênantes.

Pour l’amateur de rock progressif d’aujourd’hui, ce premier opus trouve sa valeur dans l’authenticité de ses tâtonnements. Il reste une écoute stimulante, curieuse, et surtout essentielle pour retracer la trajectoire d’un groupe devenu, quelques années plus tard, l’un des fleurons du genre.

Supertramp – Try Again. (Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !).

Crime of the Century (1974)

Supertramp signe ici son premier véritable chef-d’œuvre. Après deux albums hésitants, Rick Davies et Roger Hodgson trouvent enfin la formule qui allait définir l’identité sonore du groupe : un dialogue subtil entre claviers cristallins, guitares acoustiques, rythmiques élégantes et la couleur singulière du saxophone de John Helliwell.

Dès l’ouverture, School impose une atmosphère dramatique : une mélodie à l’harmonica qui se déploie comme une comptine avant d’exploser dans une tension rock maîtrisée. Viennent ensuite Bloody Well Right, au groove nerveux, et Hide in Your Shell, ballade ample et mélancolique où se mêlent intensité émotionnelle et sophistication instrumentale. Plus loin, Rudy illustre l’art narratif du groupe, alternant passages contemplatifs et envolées orchestrales. Et comment ne pas mentionner Dreamer, chanson lumineuse dont la fraîcheur pop et l’optimisme mélodique contrastent avec l’obscurité des autres titres.

Un album intemporel, qui continue de révéler de nouvelles nuances à chaque écoute, et qui demeure la clé de voûte du style Supertramp.

Dreamer · Supertramp. (Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !).

Even in the Quietest Moments… (1977)

Avec Even in the Quietest Moments…, paru en avril 1977, Supertramp poursuit son évolution musicale en alliant douceur acoustique et complexité progressive. Enregistré au Caribou Ranch du Colorado et au Record Plant de Los Angeles, cet album marque un tournant dans la carrière du groupe, offrant une palette sonore plus nuancée et introspective.

Le morceau d’ouverture, Give a Little Bit, séduit par sa simplicité et son message universel, tandis que Lover Boy explore des textures plus riches et des arrangements plus élaborés. La pièce maîtresse, Fool’s Overture, d’une durée de près de onze minutes, mêle habilement rock progressif, influences classiques et rendant hommage à Winston Churchill. Cette composition démontre la capacité du groupe à fusionner ambition artistique et accessibilité.

L’album se distingue également par sa production soignée, réalisée par le groupe lui-même, et par la pochette emblématique représentant un piano couvert de neige dans un paysage montagneux.

Give A Little Bit · Supertramp. (Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !).

Breakfast in America (1979)

Sorti en mars 1979, Breakfast in America marque l’apogée sonore et créative de Supertramp. Enregistré à Los Angeles sous la houlette de Peter Henderson, ce disque affine résolument le mélange entre art rock et pop accessible, avec des arrangements limpides centrés sur le piano et le saxophone — l’ADN du groupe consolidé avec finesse.

Dès l’ouverture, The Logical Song impose une tension mélodique remarquable : ses accords limpides contrastent avec des paroles chargées de mélancolie, d’une rare justesse. Quant à Goodbye Stranger et Take the Long Way Home, ils conjuguent subtilité harmonique et émotion immédiate, avec une élégance presque cinématographique.

Créativité et légèreté se retrouvent aussi dans la pochette, concept astucieux de Mike Doud : une Statue de la Liberté revisitée, servante en uniforme, portant jus d’orange et menu devant Manhattan construit de condiments — une satire visuelle du rêve américain.

The Logical Song · Supertramp. (Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !).

« …Famous Last Words… » (1982)

Sorti en octobre 1982, « …Famous Last Words… » est le septième et dernier album studio de Supertramp avec Roger Hodgson, marquant la fin d’une ère pour le groupe. Enregistré dans divers studios californiens, l’album présente une fusion de rock progressif et de pop sophistiquée, caractéristiques du style de Supertramp.

Le morceau d’ouverture, Crazy, rappelle les compositions de Crime of the Century, avec une mélodie captivante et des arrangements riches. D’autres titres, tels que Know Who You Are et It’s Raining Again, illustrent la capacité du groupe à allier complexité musicale et accessibilité. Cependant, certains critiques ont noté une certaine lassitude dans l’écriture, suggérant que l’album manquait de l’innovation présente dans leurs précédents travaux.

Bien que « …Famous Last Words… » n’ait pas atteint le même niveau de succès critique que ses prédécesseurs, il demeure une œuvre significative dans la discographie de Supertramp, témoignant de la transition du groupe vers de nouveaux horizons musicaux.

Supertramp – It’s Raining Again. (Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !).

Le vinyle, une culture

Si vous n’avez pas encore succombé au retour du vinyle, qui n’a par ailleurs jamais disparu, il est temps de vous y mettre.

Bien plus qu’un simple objet, il séduit de plus en plus, néophytes et passionnées, par la qualité de ses pochettes, sa fidélité sonore et la richesse du son.

De plus, il permet de se réapproprier l’instant et de prendre le temps.

Platine vinyle. (Meilleurs albums de Supertramp à écouter absolument !).

Tout commence par ce petit rituel, où l’on choisit son disque, puis on extrait la galette de sa pochette et de son étui en plastique. Il faut ensuite la poser sur la platine, positionner soigneusement l’aiguille, savoir apprécier son crépitement si caractéristique, s’assoir et écouter, en parcourant la jaquette.

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Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne écoute.

Hakim Aoudia.

Recapiti
Hakim Aoudia